Après l’épisode pluvieux intense du 19 octobre 2026, Carry-le-Rouet a décrété la clôture prompte de plusieurs sections notables de son rivage rocheux. Le sentier principal de la Côte Bleue souffre de graves dommages géologiques, caractérisés par des mouvements de sol et la dégringolade de rochers volumineux qui fragilisent les structures de maintien. Afin d’éviter tout sinistre corporel, la commune bannit strictement le transit sur le sentier du Lézard et engage une opération de sécurisation qui s’étendra sur plusieurs semaines successives de travaux. Cette mesure administrative suspend provisoirement le parcours pédestre au bord de la mer entre les calanques et les pinèdes, obligeant les promeneurs à modifier leurs plans de randonnée automnale.
Éboulements et paroi fragile : la cause de l’interdiction communale
Le littoral calcaire de la Côte Bleue présente une géologie spectaculaire mais particulièrement vulnérable aux chocs hydrologiques violents. Les pluies inhabituelles tombées mi-octobre ont imbibé les couches supérieures du sol, provoquant une érosion rapide des roches friables situées au-dessus des criques. À Carry-le-Rouet, les fonctionnaires territoriaux et les secours ont observé des affaissements structurels affectant la bande côtière dans la commune. Divers sections de murs classiques en pierre sèche et de remblais, qui portaient la plateforme de marche, ont cédé sous la charge des terres saturées d’eau.
En raison du risque de l’effondrement de la corniche destinée aux piétons et de la chute inattendue de blocs de calcaire, le premier magistrat de Carry-le-Rouet a pris un arrêté interdisant l’accès au sentier du Lézard. Cette piste d’interprétation, très fréquentée, suit le littoral sur environ deux kilomètres et demi, reliant le port destiné aux bateaux de loisir aux plages de la Tuilière en franchissant sous le phare du Cap Rousset. Les panneaux installés sur place concrétisent cette interdiction formelle pour éloigner les marcheurs des sections instables jusqu’à ce que les expertises géotechniques aient approuvé la purge des falaises et le remaillage des ouvrages d’art.
Les services municipaux soulignent que traverser les barrières est formellement interdit via un arrêté municipal. Le risque imminent ne provient pas seulement de l’aspect visible du sol, mais aussi de l’instabilité des voûtes rocheuses, situées sous ou sur la route des piétons. Des équipes spécialisées effectuent des sondages géologiques et des consolidations d’urgence durant toute la période de novembre pour garantir une fixation pérenne des sections exposées à la houle.
Grand chemin de la Côte Bleue : quelles répercussions directes sur les marcheurs ?
À l’échelle du pays, le sentier grand de la côte bleue est renommé ; son tronçon communal à Carry-le-Rouet forme un maillon central. Cet itinéraire de grande distance couvre une distance totale de soixante-deux kilomètres reliant Marseille à Martigues, incluant dix-sept circuits locaux et exigeant trois ou quatre jours de randonnée. La clôture du chemin du lézard sectionne l’une des parties les plus animées de l’itinéraire littoral, rompant la continuité piétonne longeant le bord de mer entre la calanque du Rouet et la calanque de Carry.
Les passionnés de randonnée planifiant l’exploration du secteur ou cherchant à explorer d’autres massifs provençaux intacts peuvent toujours se tourner vers les sentiers de l’eau en Provence. Ces derniers offrent un réseau de balisage parfait pour explorer les vallons intérieurs, loin des falaises côtières altérées. Le long du littoral, les marcheurs effectuant une traversée linéaire doivent absolument éviter la zone littorale carryenne en empruntant les hauteurs urbaines ou les sentiers forestiers surplombant la ligne ferroviaire.
La Fédération Française de la Randonnée Pédestre a transmis l’alerte aux clubs et aux marcheurs isolés, en précisant que l’avancée le long d’un rebord rocheux constitue un danger concret. Ainsi, les marcheurs de longue distance ne peuvent plus relier sans interruption les criques situées à l’est et à l’ouest du port de Carry. Pour respecter la loi en conservant une étape, il faut quitter la calanque du Rouet pour l’arrière-pays, rejoindre le centre bourg via le réseau viaire, puis prendre le sentier du bord de mer davantage à l’ouest vers Sausset-les-Pins.

Itinéraire en train pour éviter la section fermée sur la ligne Côte Bleue
L’un des atouts majeurs du Grand Sentier de la Côte Bleue réside dans sa parfaite desserte par les transports publics. La bien connue ligne TER Marseille-Miramas sinueuse sur les pentes desservit habituellement les petites gares balnéaires du littoral. Cette infrastructure fournit une alternative rapide et respectueuse de l’environnement aux marcheurs bloqués par la coupure du chemin ou cherchant à contourner les sections endommagées.
Si un arrêt survient sur Carry-le-Rouet, il est simple de découper son trajet en évitant la zone bloquée via les trains régionaux à service quotidien. De multiples gares, réparties aux abords de la commune, offrent la possibilité d’établir des haltes sûres :
- Utiliser la gare de Nioulon afin de découvrir les calanques spectaculaires de l’est sans s’approcher des chantiers littoraux
- Station d’Ensuès-la-Redonne pour explorer les méandres maritimes proches des calanques de Figuières ainsi que du Petit Méjean
- La gare de Carry-le-Rouet mène directement au centre du village, permettant d’atteindre les sentes intérieures du plateau de Romaron
- On reprend la marche à la Gare de Sausset-les-Pins, en route vers La Couronne et Carro, sur des estrans intacts
Ce lien entre le chemin de fer et la marche à pied offre aux promeneurs la possibilité de créer des parcours personnalisés d’une journée sans avoir besoin d’un véhicule personnel. En quittant le train à Ensuès puis en évitant la zone interdite via les collines ou en utilisant la correspondance jusqu’à Sausset-les-Pins, la sortie garde toute sa beauté naturelle tout en assurant rigoureusement la sécurité des individus.
Sols calcaires et averses torrentielles : saisir les risques post-inondation
Les parois calcaires bordant la Méditerranée connaissent un phénomène bien identifié par les géologues, mais fréquemment sous-évalué par les marcheurs. Quand des pluies fortes tombent sur un terrain sec et fissuré, la pénétration massive délite les joints de stratification et charge fortement les blocs surplombants. La sécheresse succédant à l’inondation entraîne aussi des retraits mécaniques susceptibles de terminer la fracture d’un bloc de pierre plusieurs jours ou semaines après la fin des intempéries.
Sur le chemin du Lézard, des spécialistes ont identifié des signes fiables d’instabilité, justifiant pleinement l’évacuation du lieu par les pouvoirs locaux :
- Des lézardes profondes et des fentes de décollement en longueur ont surgi sur les planchers de circulation
- Affaissement partiel des escaliers maçonnés et des calades aménagées au bord des plages
- Éboulement spontané de roches calcaires et de galets des pentes hautes en direction des anses marines
- Le glissement de terres de pinède provoque la mise à nu des racines d’arbres placés au bord du vide
Avant d’enfiler ses souliers de trekking, il est donc indispensable de regarder les communiqués municipaux. Les phénomènes cévenols ou méditerranéens de l’automne laissent des traces permanentes qui ne s’effacent pas quand le soleil revient. Même par un firmament dégagé, une falaise gorgée d’eau poursuit son activité muette sous l’action de la pesanteur et des oscillations marines.
Parcours de substitution pour poursuivre la marche dans les Bouches-du-Rhône
La pause temporaire du sentier côtier de Carry-le-Rouet n’empêche pas de randonner dans les Bouches-du-Rhône à l’automne. Le département offre une diversité remarquable de parcours protégés, éloignés du littoral ou sur des formations rocheuses calcaires offrant une meilleure stabilité. Pour les marcheurs cherchant espace et dénivelé, plusieurs options méritent la préférence pendant les travaux :
Sur les reliefs intérieurs de la Côte Bleue, se déploie un maillage serré de DFCI et de sentiers signalés en jaune. Depuis Ensuès-la-Redonne ou Le Rove, le vallon de l’Escalier et les crêtes du plateau de Sui permettent d’embrasser du regard toute la rade de Marseille sans jamais s’approcher des à-pics dangereux. Ces boucles de garrigue dégagent une vue panoramique sur les îles du Frioul et garantissent un sol stable même après des averses soutenues.
En direction du nord, le massif de l’Étoile ainsi que la chaîne de la Sainte-Baume offrent des lieux d’entraînement de choix, leurs crêtes calcaires étant équipées de sentiers durables et clairement signalés. Lors de toute excursion automnale dans cette zone, il est indispensable de contrôler rigoureusement les prévisions météorologiques locales et d’observer les règles de sécurité de base :
- Apporter assez d’eau ainsi que du matériel thermique convenant aux fluctuations de température en littoral
- Se limiter aux sentiers formellement approuvés et maintenus par les autorités locales
- Évitez d’approcher du rebord d’une falaise afin de photographier ou admirer la houle
- Prévenir un proche de son itinéraire et emporter un téléphone doté d’une batterie totalement rechargée
Les responsables des chemins côtiers collaborent étroitement avec les communes afin de rétablir rapidement l’accès au Lézard. En attendant que soit publié un arrêté municipal annonçant la réouverture, la vigilance et l’observation rigoureuse des déviations balisées demeurent les meilleures assurances d’une marche satisfaisante sur la Côte Bleue.