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Comment bien choisir ses chaussures de randonnée pédestre

Comment bien choisir ses chaussures de randonnee pedestre

La chaussure est le matériel le plus critique du randonneur. Un mauvais choix se traduit rapidement par des ampoules, des douleurs articulaires ou un manque d'adhérence dangereux sur terrain humide. Ce guide pratique détaille les critères essentiels : tige, semelle, pare-pierres et type de chaussant pour faire le bon choix.

Tige haute, moyenne ou basse : quel soutien pour vos chevilles ?

Le choix de la hauteur de tige détermine le niveau de protection et de liberté de mouvement de la cheville. Trois profils coexistent sur le marché de la randonnée :

La **tige haute (High) :** Elle monte au-dessus de la malléole. C'est le choix traditionnel pour les longues randonnées sur sentiers accidentés (type GR20 ou haute montagne) et pour les marcheurs qui portent un sac lourd (plus de 12 kg). Elle limite le risque d'entorse en bloquant les mouvements latéraux de la cheville et protège des chocs contre les rochers.

La **tige moyenne (Mid) :** Elle s'arrête juste sur la malléole. Plus légère et souple qu'une tige haute, elle offre un compromis intéressant pour les randonnées à la journée en moyenne montagne et les treks sur sentiers bien tracés. Elle soutient la cheville sans entraver la marche.

La **tige basse (Low) :** Elle ressemble à une chaussure de course à pied renforcée. C'est le choix des adeptes de la marche rapide (fast hiking) et des randonneurs habitués aux sentiers faciles. Elle offre une liberté de mouvement maximale et un poids réduit, mais exige une bonne tonicité de la cheville et ne pardonne pas les erreurs d'inattention sur sol instable.

La semelle : adhérence et amorti

La semelle extérieure assure l'adhérence (sur sol glissant) et la traction (en montée). La référence du marché reste le caoutchouc Vibram, reconnu pour sa durabilité et sa tenue sur roche mouillée. D'autres marques développent leurs propres technologies efficaces (Contagrip chez Salomon, Pomoca chez Salewa).

Les crampons doivent être adaptés au terrain : des crampons profonds (4 à 5 mm) et espacés conviennent pour la terre et la boue. Des crampons plus plats et serrés tiennent mieux sur les dalles rocheuses sèches. La zone de freinage au niveau du talon (crampons inversés) est essentielle pour limiter les glissades en descente.

L'amorti est assuré par la semelle intermédiaire, généralement en mousse EVA (éthylène-acétate de vinyle) pour la légèreté et le confort immédiat, ou en PU (polyuréthane) pour la durabilité sur les longues distances. Une semelle intermédiaire trop molle fatigue le pied sur les terrains caillouteux.

Le pare-pierres : la protection du pied et de la chaussure

Le **pare-pierres** est le renfort en caoutchouc ou en plastique situé à l'avant de la chaussure, au niveau des orteils. En randonnée pédestre sur sentiers montagneux, il est indispensable pour protéger les orteils des chocs contre les pierres et prolonger la durée de vie de la chaussure en évitant les déchirures du tissu.

Sur les modèles de grande randonnée (trekking), le pare-pierres peut faire tout le tour de la chaussure (enrobage complet). Cette protection protège le cuir ou la membrane synthétique des agressions de la roche abrasive.

Membrane imperméable (Gore-Tex) ou non ?

L'imperméabilité est un débat fréquent parmi les randonneurs. Les chaussures équipées d'une membrane imper-respirante (Gore-Tex, OutDry, eVent) protègent les pieds de l'eau en traversant des herbes mouillées, des ruisseaux ou sous la pluie. Elles coupent également le vent et maintiennent les pieds au chaud par temps frais.

Cependant, ces membranes réduisent la respirabilité par temps chaud. Si de l'eau s'infiltre par le haut de la chaussure (lors d'une grosse averse ou en traversant un ruisseau profond), elle mettra beaucoup de temps à sécher. Pour les randonnées estivales en climat sec, préférer des chaussures sans membrane, plus respirantes et séchant plus vite.

Le chaussant et le choix de la pointure

Chaque fabricant de chaussures utilise des formes de pieds différentes. Certaines marques conviennent mieux aux pieds larges (Lowa, Meindl, Altra), d'autres aux pieds fins (La Sportiva, Salomon). Le meilleur modèle technique sera inefficace s'il ne correspond pas à la morphologie de votre pied.

La règle d'or de la pointure : prendre **une pointure au-dessus de sa pointure de ville**. Lors de la marche, le pied glisse vers l'avant à chaque descente. S'il n'y a pas d'espace à l'avant (environ l'épaisseur d'un index derrière le talon lorsque le pied est poussé à l'avant), les orteils taperont contre le bout de la chaussure, ce qui entraîne des ongles noirs douloureux.

Essayer les chaussures en fin de journée (quand les pieds sont gonflés par l'effort de la journée) avec les chaussettes de randonnée que vous utiliserez en course. Marcher dans le magasin, tester les montées et les descentes si le magasin dispose d'une rampe d'essai.

Le laçage : comment sécuriser le pied

Un bon laçage permet de maintenir le talon au fond de la chaussure sans comprimer le cou-de-pied. Utiliser les crochets autobloquants (présents sur la majorité des tiges moyennes et hautes) pour séparer la tension du bas et du haut de la chaussure.

En montée, desserrer légèrement le haut de la tige pour donner plus de flexibilité à la cheville. En descente, serrer fermement le haut de la chaussure pour bloquer le pied et l'empêcher de glisser vers l'avant, préservant ainsi les orteils.

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