Les forêts domaniales de Fontainebleau, de la Commanderie et de Nanteau-Poligny, ainsi que la forêt communale de Nemours, sont fermées au public jusqu’au vendredi 7 août 2026 inclus. L’arrêté préfectoral du 29 juillet couvre les routes forestières, les sentiers de randonnée et l’intérieur des parcelles. Une partie de la forêt domaniale des Trois-Pignons fait aussi l’objet d’une fermeture temporaire. Pour les marcheurs, la conséquence est simple : une sortie prévue dans l’un de ces secteurs doit être reportée ou déplacée hors du périmètre interdit, après vérification des règles locales.
Une interdiction qui concerne bien les sentiers de randonnée
La fermeture ne vise pas seulement les zones où des arbres ont brûlé. Le texte publié par la préfecture de Seine-et-Marne interdit la fréquentation des forêts domaniales de Fontainebleau, de la Commanderie et de Nanteau-Poligny, ainsi que de la forêt communale de Nemours, dans le département de Seine-et-Marne. Il précise que l’interdiction vaut pour les routes forestières, les sentiers de randonnée et l’ensemble des parcelles forestières.
Un itinéraire balisé, une boucle connue ou un chemin qui paraît intact ne constitue donc pas une exception. Entrer à pied par un accès secondaire reste une fréquentation de la forêt. De même, l’absence de rubalise au point de départ ne suffit pas à conclure que le passage est autorisé. Le périmètre juridique dépend de l’arrêté, pas de l’état apparent du parking ni de l’affichage rencontré sur place.
La date à retenir est le 7 août 2026 inclus. Il ne faut toutefois pas transformer cette échéance en promesse de réouverture générale le lendemain. Une restriction peut être prolongée, précisée ou remplacée en fonction des diagnostics et de la situation opérationnelle. Avant tout déplacement, consultez le point de situation de la préfecture de Seine-et-Marne, qui regroupe les arrêtés successifs.
Pourquoi un secteur apparemment calme reste dangereux
Les incendies ont touché le massif entre le 12 et le 24 juillet. L’Office national des forêts indique que 2 000 hectares ont été atteints en quelques jours, soit environ 10 % de la surface du massif forestier. Quatre réserves biologiques ont été parcourues par le feu et des zones d’accueil du public ont été calcinées. Le 30 juillet, la préfecture signalait encore que des reprises de feu pouvaient survenir et qu’une reprise avait été maîtrisée la veille.
Le danger ne se résume pas à des flammes visibles. L’ONF explique que le sol peut continuer à se consumer et que le feu peut affecter les réseaux racinaires. Un arbre dont la cime semble verte peut être déstabilisé par des racines brûlées. Sa chute peut survenir après le passage du front de feu. Les équipes doivent aussi repérer les fumerolles, détecter d’éventuelles reprises et sécuriser les zones sensibles.
Cette phase mobilise toujours des forestiers, des sapeurs-pompiers et d’autres services. Une présence de randonneurs compliquerait leur circulation et exposerait les marcheurs à des dangers difficiles à identifier depuis un chemin. C’est précisément pourquoi une fermeture peut couvrir des parcelles non calcinées ou éloignées de l’image la plus spectaculaire de l’incendie.
Une sortie reportée demande peu d’adaptation matérielle, mais elle évite un déplacement inutile. Si vous changez complètement de secteur, reprenez la préparation depuis le début plutôt que de réutiliser mécaniquement la trace prévue à Fontainebleau. Distance, dénivelé, points d’eau et couverture mobile peuvent être très différents. Notre guide pour préparer son sac à dos de randonnée pédestre aide à refaire cette vérification selon la durée et le terrain de la nouvelle sortie.
Les quatre contrôles à faire avant de partir
Le premier contrôle porte sur le nom exact de la forêt traversée. « Fontainebleau » peut désigner une commune, un massif très vaste ou une forêt domaniale précise. Une trace GPS et un titre de randonnée ne donnent pas toujours le statut foncier des parcelles. Repérez les communes, les routes forestières et les secteurs traversés, puis confrontez-les à l’arrêté en vigueur.
Le deuxième contrôle concerne la date et l’heure de mise à jour. Une capture d’écran, une publication sociale ou une fiche enregistrée plusieurs jours auparavant peut décrire une règle dépassée. La page préfectorale a été mise à jour le 31 juillet et rassemble les documents administratifs relatifs aux interdictions d’accès. Relisez-la le jour du départ, surtout pendant cette période où plusieurs arrêtés se sont succédé.
Le troisième contrôle est local. Sur place, respectez les barrières, panneaux, déviations et consignes des agents, même si votre application propose de continuer. L’ONF a averti que les GPS n’étaient pas nécessairement actualisés pendant les opérations. Une trace téléchargeable décrit un chemin, pas son accessibilité en temps réel.
Le quatrième contrôle porte sur le nouvel itinéraire choisi. Déplacer une randonnée de quelques kilomètres ne garantit pas que l’on sorte du périmètre interdit ni que le risque de feu disparaisse. Vérifiez l’autorité compétente pour la forêt ou l’espace naturel de remplacement, la vigilance météorologique et les éventuelles restrictions départementales. En cas de doute sur le périmètre, choisissez une sortie clairement située hors forêt et hors des zones concernées, ou reportez la journée.

Ce qu’il ne faut pas faire autour du massif fermé
Ne rejoignez pas un parking forestier dans l’espoir de décider sur place. L’ONF demande de ne pas s’arrêter sur les parkings pendant les opérations. Cette consigne limite les présences dans le massif et laisse les accès disponibles aux secours et aux équipes techniques. Elle évite aussi qu’un groupe tente finalement une courte marche parce que le secteur lui paraît paisible.
Ne contournez pas une barrière par un chemin parallèle et ne prenez pas un sentier non balisé comme solution de repli. L’arrêté inclut l’intérieur des parcelles. Le fait qu’un passage ne soit pas nommé dans une application ne le place pas hors de la fermeture.
N’allumez aucun feu à proximité de la forêt. L’ONF demande aussi de ne pas apporter d’eau ni de nourriture aux animaux sauvages dans le massif. Ces interventions peuvent perturber leur comportement et fragiliser certains milieux. La bonne réaction consiste à laisser les professionnels travailler et la faune retrouver ses repères sans nouvelle fréquentation.
Enfin, ne présentez pas une route publique rouverte comme la preuve que la forêt voisine l’est également. La préfecture a levé le 31 juillet certaines mesures temporaires concernant l’autoroute A6, tandis que les arrêtés de fermeture des forêts restent listés séparément. Circulation routière et accès pédestre obéissent ici à des décisions distinctes.
Comment choisir un report sans déplacer le problème
Pour une sortie prévue avant le 8 août, le choix le plus sûr est de supprimer tout itinéraire qui entre dans l’un des espaces nommés par l’arrêté. Ne cherchez pas à conserver absolument le même kilométrage ou le même décor. Commencez par déterminer un périmètre autorisé, puis choisissez une marche adaptée à la météo et au niveau du groupe.
Une promenade urbaine, un parcours patrimonial ou un itinéraire en terrain ouvert peut remplacer temporairement une boucle forestière, à condition de vérifier ses propres règles d’accès. Cette proposition n’est pas une garantie générale : d’autres territoires peuvent appliquer leurs propres restrictions liées à la sécheresse ou au risque d’incendie. Le contrôle doit toujours porter sur le lieu réellement choisi.
Prévenez tous les participants du changement avant le rendez-vous. Transmettez le nouveau point de départ et retirez l’ancienne trace des appareils utilisés le jour même. Conserver deux parcours actifs sur un téléphone ou une montre augmente le risque de suivre le mauvais guidage à une bifurcation.
Si Fontainebleau constituait l’objectif principal de la journée, reporter reste une décision raisonnable. La fermeture a une durée limitée sur le papier, mais la réouverture peut être progressive et certains secteurs touchés peuvent rester interdits plus longtemps. Attendre une information officielle claire évite de transformer une randonnée de loisir en tentative d’interprétation d’un périmètre de crise.
Après le 7 août, vérifier la réouverture secteur par secteur
À l’approche du 8 août, recherchez d’abord un nouvel arrêté ou une mise à jour de la préfecture. Vérifiez ensuite les informations de l’ONF pour le massif. Une publication ancienne annonçant la fermeture jusqu’au 7 août ne prouve pas, à elle seule, que tous les accès sont ouverts le 8 au matin.
Si une réouverture progressive est annoncée, respectez strictement les secteurs et accès mentionnés. Ne déduisez pas qu’un massif entier est accessible parce qu’une route, un parking ou une boucle a rouvert. Les diagnostics portent notamment sur la stabilité des arbres, les points chauds et la sécurisation des voies. Les calendriers peuvent donc différer d’un endroit à l’autre.
Sur un secteur officiellement rouvert, restez sur les itinéraires autorisés et renoncez au moindre panneau de fermeture rencontré. Ne vous approchez pas des parcelles brûlées pour observer les dégâts. Les sols, racines et arbres peuvent rester fragiles bien après l’extinction d’un incendie.
Pour cette première semaine d’août, la règle pratique tient en une phrase : pas de randonnée dans les forêts fermées jusqu’au 7 août inclus, puis une nouvelle vérification officielle avant tout retour. Le massif de Fontainebleau n’est pas un espace uniforme et son accès ne se déduit ni d’une trace GPS, ni d’une photo récente, ni de la réouverture d’une route voisine.